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S’autoriser à être soi

Un sujet à part entière pour la plupart des gens même si le public des thérapeutes en général est particulièrement enclin à se poser ces questions : puis-je m’autoriser à être moi-même ? Et en pratique, c’est comment quand je suis vraiment moi-même ? Plutôt reliées au cadre de la pratique professionnelle, j’ai le sentiment que cette question traverse facilement la frontière pro/perso.

Et quand cette question apparaît, elle est aussitôt liée au « mais je suis la seule à me poser cette question ? » qui vient résonner comme un écho au syndrome de l’imposteur (cf ce TED talk très intéressant à ce sujet). Peut être qu’en étant plus comme ci ou moins comme ça, ce sera plus efficace ou je serais plus appréciée ou j’aurais plus de clients ou XXXX , je vous laisse compléter la proposition.


Cette question de “s’autoriser à être soi” plane dans l’air, plane dans l’ère et laisse en bouche ce petit goût amer du je ne sais pas comment c’est exactement ni comment ça serait si je m’autorisais à être moi, mais vraiment moi je veux dire avec ma grande bouche, mes émotions, mes maladresses, mon 2ème, 3ème et 4ème degré, mes poils, mes doutes.... Parce qu’au fond c’est con mais c’est quoi être moi ? Je changerais quoi si la société / ma famille /mes amis/ l’école/ la télé /… ne m’avaient pas assommée avec des injonctions serinées en boucle : sois plus rapide, plus empathique, va plus vite, tiens toi droite, ravale ta colère, ne fais pas /dis pas ça.... Quel est mon ADN ? Y suis je simplement connectée ? Et si oui quand ? Ici s’esquisse une ébauche de réponse…


Une autre question que j’affectionne mais qui relève plus du « faire » que du « être » vient du film Le Cœur des hommes « Qu’est ce que je ferais si j’étais moins con? » ou dans la même veine (libre à chacun de choisir ce qui résonne en lui) si tu te réveillais en te disant que ce jour était le dernier de ta vie (pleurer et se lamenter n’est pas le sujet mais plutôt vivre ce jour normal comme un autre en mettant le focus sur l’essentiel), tu ferais quoi, quel regard porterais-tu sur ceux qui t’entourent, sur ce qui compte vraiment pour toi ?

Cela peut sonner comme une évidence pour certains et c’est très bien, quant aux autres, ils seront quelques uns peut-être, ou nombreux s’ils l’admettent, à réaliser que cette posture d’une simplicité déconcertante : s’autoriser à être soi, n’est pas si universelle et qu’il n’est pas rare que nous allions chercher cette validation auprès d’un tiers, ce qui, avouez-le, est une aberration…


Alors que ce soit pour des questions de confiance en soi, de traumatismes passés , ou parce que ça peut faire peur de raviver les blessures du passé (trahison, rejet, abandon, humiliation ou injustice pour ceux qui n’ont pas lu le superbe livre de Lise Bourbeau « Les 5 blessures qui empêchent d’être soi même »), quand vous serez prêt soyez vous-même sans auto-censure, sans hésitation et surtout sans modération ! Cela donnera un magnifique exemple à nos enfants et comme c’est par l’exemple que nos messages portent le plus : “Sois le changement que tu veux voir en ce monde”...


Belle journée.

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